Le signe (3)

La consonne « do« 

Plutôt négatif en vocabulaire : adou, Adon, arsdo tursado, ilfdoan, ido, Mdol, Isado (enragé) urido adoar aludo
do se comprime en dt : Iudon/adtan (il est malade, la maladie) Dolm/dtalm (le fautif).
En écriture, quand deux do se suivent ils se prononcent comme 2 consonnes distinctes et non comme une même consonne comprimée : Twdodo (tu es arrivé)
Les suites d + do (ddo) et dd+do (dddo) donnent lieu à 2 lettres distinctes : Tgbddo (tu as tiré), Tbdddo (d comprimé + do) : tu es debout
do est parfois durci en prononciation en dt quand il vient après l, n : Tqldodo, Indorr (tu t’es trompé, il va mal)
do paraît comme un implant dans takordoa (Akor)
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La consonne « so« 

Rssoi Soubb lasol, Sohovk, Rsou, souab, rsaso Sonhol soibus Soukk (Vt sokk) somaim tussora sorima soifa soaba asourdi sobah Fssol Hossok.
Contrairement à « zo« , qui fait partie de l’alphabet kabyle et amazigh, « so » se rencontre surtout dans les mots de type arabe. Rare comme radicale dans les mots kabyles. A éviter dans la construction des mots nouveaux.
Dans rsaso un s sur 2 est élargi par contagion.
so est « redressé » en zo dans lhmmzo tazoallit Uzoum, et en z dans lqobz (la cage)
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La consonne « zo« 

azorm, azoar, izoi, izori, trzoy (l’amertume), Bzzoe arbbuzo Zzom Zzoy Zzou Zzoll tazoult tazoallit azokka. La consonne zo existe dans les racines amaziq.
alzzazo abzizo amazuzo : un z sur 2 est élargi par contagion. Comme pour « so« , on élargit (par commodité) celui qui n’est pas suivi d’une VV.
Dans Zoid tizodt azoidan, Zod azodta, l’attribut « large » de zo est radical, il n’est pas dû à la proximité de dt. On ne lui enlèvera donc pas le signe diacritique « » au voisinage d’une CC large pour faire jouer la contagion : on écrira Tzorido, non Tzrido.
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La consonne « co« 

co1 exprime la « surcompression » de c : coina, coir (ballon), lco (la sciure de bois). Comme pour go, on écrit co en début et en fin de mot, et cc en milieu de mot (amccim, iccv accivn, iccr accarn).
Altération : on dit Iccur, mais ad Iacar et non ad Iccar
Quand deux « co » distincts se suivent on écrit coc pour empêcher qu’ils se prononcent comme une même CC comprimée : Korcoci (friser)
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1. Le VB Co (manger) est une exception : Coiq, Tcoido, a NcoAu présent (ussid), une simulation de la « surcompression » du c donne cco, qui se prononce comme ss dans Fssi, Xssi… puisque co ne se comprime pas une deuxième fois, étant déjà l’expression d’une compression.
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La consonne « dt« 

dt ne se rencontre pas en FM dans les NN masculins. ivdt ivdtn (la lente) est une exception.
dt exprime ordinairement :
             la forme féminine de d ou do : d+t ou do+t (taqadt tapucidt)1. .
             ou la compression de do dans les NN d’action (dtlam, dtalm, adtan).
Exceptions : tavrdôt tivrdôtin (la rose), tidôt (la vérité). Comme le signe « o » modifie la consonne d, un chapeau est ajouté pour en faire un SS neutre séparant deux CC et non un signe diacritique.
Les suites :
– la suite do+do donne lieu à 2 lettres distinctes, et non à une compression : Twdodo (tu es arrivé). Même chose pour la suite dt+dt.
– les suites d+dt et dd+dt donnent lieu à 2 lettres distinctes : Tgbddt (tu l’as tiré), iqid tiqiddt (les petits de la chèvre), Tcudddt (tu l’as attaché).
Ne pas confondre le dt kabyle (d+t, do+t, do+do) avec le même son dans les emprunts non kabylisés.
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1. Le mot tamdtut a tout l’air d’être une altération de « tamdt« , ainsi nommée parce qu’elle allaite (Tsudtudo)
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La consonne « go« 

Exprime la compression de g : Goiq, Golq (aggal taggalt)
Même règles que pour co : en début et fin de mot on écrit go, et en milieu de mot on écrit gg : Golq Tggldo tuggla (veuvage).
Quand deux « go » distincts se suivent on écrit gog pour empêcher qu’ils se prononcent comme une même CC comprimée : Fgog (briller)
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La consonne « qo« 

En kabyle qo exprime ordinairement la compression de q : taqrt/Iqour /aqorru, Izdq/tazqoa, Bqu/Bqou Nql/Nqol
Elle paraît être une consonne ordinaire dans certains mots, de type arabe pour la plupart : lqodo Rqom Dqom Nqor Eqol Hqor Lqom Nqob Nqoc Sqodo
Quand 2 « qo » se suivent ils se prononcent comme deux lettres distinctes, et non comme une même consonne comprimée : Icqoqo
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La consonne « to« 

to1 exprime la forme comprimée de t en début et en fin de mot. Comme pour go et co, en milieu de mot on écrit en général tt. Utilisée surtout pour rendre le féminin : Nmyr ito Nrrato d taffa, Avito, ato Tawido (prend-la, tu la prends).
Attention aux abus : les noms féminins en t__t (tahanut, taxuxt) ne s’écrivent pas t__to, mais t__t.
Exceptions : dans les verbes Tou (oublier), Toi (devenir, se transformer, se retourner), Ftot (émietter)… on écrit to quelle que soit la déclinaison, même en milieu de mot.
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1. On n’écrit pas to__ dans les mots du genre : tbut, trbia, tebia, tqziza (aqzzi) tnfxa tuba tffah tmam txmam tar tezima. Voir plus loin le chapitre sur les CC dites « solaires ».