auqam, arbib

Dans la phrase le statut du NN ou du VB change selon qu’il est en position libre (d auqam), ou de dépendance (d arbib)
Le NN ou le VB à l’état libre (d auqam) ne dépend pas d’un autre pour exister. Il se suffit à lui-même :
– il peut commencer la phrase.
– il peut constituer à lui seul une phrase.
Par contre, quand il est à l’état de dépendance (d arbib), il ne peut :
– ni être seul dans la phrase.
– ni commencer la phrase.
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tisurab

tisurab sont les mots qui induisent l’état de dépendance (arbib) : amqoran d umzoian.
Induisent l’état de dépendance :
– les VB quand ils sont conjugués à une personne « incomplète » (3ème pers. sing/plur) : Ikkr umulab i lafea
– certains semi-NN non conjugués : s, si, di, dffir, nniy, yr, ddav, n, qur, qf… et autres tisurab : am (comme)…
tasarbt « n » peut être sous-entendue (d tuffirt) quand le NN arbib est en VV (tamurt idurar, pour tamurt n idurar), tamurt umaziq (tamurt n umaziq), lqodd uqanim… Même chose pour les NN de type arabe (tamurt lhif, pour tamurt n lhif). Dans tous ces cas, tasarbt « n » existe, même si elle n’est pas apparente. C’est elle qui induit l’état de dépendance.
bu, at, sut (les termes de relation)
– les nombres : 3 iqamn, 15 tmqarin1.
– les montreurs et semi-VB quand ils sont conjugués à une personne « incomplète » (3ème pers. sing/plur) : ata, atna… (voir plus loin tableau)
A signaler que les NN ne sont pas des « isurab »
1. et non 3 n iqamn, 15 n tmqarin : on ne met pas tasarbt entre un nombre et ce qu’il compte.
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tihddarin

Contrairement à tisurab, tihddarin n’induisent pas d’état de dépendance :
a (d’appel) : a vinnat, a uhric
ar (ne pas confondre avec qr) : sia ar tamddit, si ucrurd ar tiyli, si txllalt ar tamllalt, ar tufat, ar askka
s de direction : Kcmq s aqam (ne pas confondre avec tasarbt s : Sardq s’aman)
– « d » d’indication : as Ico ula d aevin is (ne pas confondre avec tasarbt d : Idda uzyzav d uqouran)
nq de choix : Ilul uqocic nq taqocict
– les VB à l’injonctif (Rvl, Co, Sv, Muqol…) qui n’induisent pas l’état de dépendance, étant toujours conjugués à une personne « complète » (2ème personne) : ! Rvl a vinnat
tihddarintisurab
a d’appela taqobailit a tiygditqr, af, sia Nkks akal si unjir
arsi ucrurd ar tiyli1ddav, nniy 
d,sula d ajur Wdon qursd,sIxldo lhbb d ukrfa
avufan mniif tif avidtif tamttant tudrt am tabu, at, m, sutad Izvir si’at uqam
tilitili tamqra ad TyrrzVB2Ikkr umulab i lafea
la, uala, uama, uar ulac mulaculac ticrado Zddiynmontreurs2ataia unbdu
semi-Vb non conjuguésma mazal abruj n souabnombrestlata iqogan
   semi-Vb conjugués2andato tezibt di ur Nrdih
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1. et non … qr tiyli
2. conjugués à une personne incomplète (3ème pers.)

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les greffons

auqamarbib
mots en VV greffonaqobailiuqobaili
taqobailittqobailit
iqobailiiniqobaililin
tiqobailiintqobailiin
  
iqzriqzr
tiqzrttqzrt
iqzraniqzran
tiqzratintqzratin
   

mots en VV résidente

aerabaerab
taerabttaerabt
aerabnaerabn
taerabintaerabin
  
izmizm
tizmttizmt
izmaunizmaun
tizmauintizmauin
  
uccnuccn
tuccnttuccnt
uccannuccann
tuccanintuccanin
On remarque que :
 – Le changement est bien visible dans les NN en a__ greffon :
– au masculin singulier il laisse la place à un u__ consonnisable
– au féminin il disparaît carrément : « ta__, ti__ »  devient « t__, t__« .
– Les NN en i__ greffon (consonnisable donc) le perdent au féminin mais le gardent au masculin
– les NN en VV résidente ne changent pas à la forme arbib. Au lieu de la consonnisaiton des VV greffons de DM, les NN masculins sont introduits par une liaison (v pour a__ et u__, j pour i__).  A noter que le mot uccn, forme son pluriel par ajout de VV (uccann), plus  par commodité qu’autre chose (il est plus facile de prononcer uccann que uccnn).

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Le verbe arbib

Le VB à l’état libre (d auqam) se suffit à lui-même. Il peut constituer à lui seul la phrase.
Le VB arbib (i Izoran d vin Ivtn, d vin Ituvtn), signalé par le greffon n en FM
– est invariable
– n’est jamais seul dans une phrase
– ne commence pas la phrase
– n’induit pas l’état de dépendance, étant lui-même dépendant.
Forme négative inversée du VB arbib
Dans sa forme négative, le greffon n du VB arbib, qui normalement se situe en fin de verbe, peut être déplacé pour être accolé à la particule de négation ur (urn) : vin urn Zmir (pour vin ur Izmirn).
– dans ur-dn (taluft ur-dn Stqosa, pour taluft ur-d Istqosan) : le n est accolé à la particule d’orientation (-d), qui est elle-même accolée à ur.
Construction de la forme « arbib » dans les verbes
VB d’état
Passé
Présent
Futur
(ar a…)
Passé
Présent
Futur
(ar a…)
AdonIudonnItadonnIadonnZwaqZwaqnItizviqnIizviqn
AliIulinItalinIalinMlulMlulnItimlulnImluln
GoIgganItagganIggnBrrikBrriknItibriknIibrikn
RrIrranItarranIrrnVrraqVrraqnItivriqnIivriqn
BrrzIbrrznItbrriznIbrrznMrrqMrrqnItimriqnIimriqn
CllhIcllhnItcllihnIcllhnSmmdoSmmdonItismidonIismidon
DosIdosanIdssnIdosnSllavSllavnItislivnIislivn
FluIflanIfllunIflun     
BdouIbdoanIbdtunIbdoun    
DdmIddmnItaddamnIddmn    
DduIddanItddunIddun    

La règle : la forme arbib se construit ordinairement en accolant le greffon n à la 3ème personne du singulier du passé ou du présent .