Des docteurs, dites-vous ?

Si, 20 ans après « tamazight di lakul« , on fait une dictée à 10 « licenciés » en tamazight, et qu’on s’aperçoit qu’il n’y a pas deux compositions identiques, que peut-on conclure :

  • qu’un seul parmi les dix composants a un diplôme valable
  • que ce n’est pas grave, tout le monde peut se tromper, y compris des licenciés dans une simple dictée
  • que les diplômes de tamazight sont décernés non sur le mérite mais à la tête du client
  • que « tamaamrit » n’est pas encore au point, et qu’il est donc normal qu’un licencié ne sache pas écrire
  • que… toutes les compositions sont justes, chacun étant libre d’écrire comme il veut
  • qu’on n’a pas à faire de dictée à des licenciés en tamazight, et que ceux qui le font ont des arrières-pensées.
    Arrêtons-nous là.
    Les arrières-pensées laissées de côté, il est manifeste qu’il y a là un problème. Un problème de taille. Aussi grande que des doctorats décernés par des non-docteurs pour la maîtrise d’un bricolage érigé au rang de grammaire. Les choses sont comme ça, elles resteront comme ça, et ceux qui ne sont pas contents n’ont qu’à…, les docteurs en bricolage (tiens, une invention kabyle !) sont là, bien assis sur leurs chaires, à enseigner la « doctrine » aux disciples, appelés ici étudiants. Et il n’est pas question de permettre à une rivale – aussi intelligente, aussi scientifique soit-elle – de venir faire la concurrence à tamaamrit. Tous les moyens seront bons pour protéger les chaires, pardon la grammaire contre d’éventuelles rivalités. Nous sommes en Afrique, non ?

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